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Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

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4 juillet 2024

Innue, Québec

J'ai aimé cette jeune femme qui part suivre son amoureux dans sa tribu Innue.
J'ai aimé découvrir la vie de la tribu avec elle au gré des déplacements saisonniers.
J'ai aimé l'odeur des sapins dont les branches tapissent les sols des habitations.
J'ai aimé cette grand-mère qui fume comme une Innue et qui craque son allumette sur sa jupe.

Andrée Michaud

Rivages

9,80
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4 juillet 2024

disparition, Canada

D'entrée de roman, on sent qu'il va se passer quelque chose avec ces trois ados, et quelque chose de pas joli.
L'auteure instille un climat tendu qui durera tout le long de la lecture.
J'ai aimé suivre Aby, Alex et Jude chacun dans un destin différent.
J'ai presque crié à chaque personnage : mais suit ton instinct, bon sang de bois !
Un bémol : trop de détails quand j'aurais voulu que le récit aille plus vite.

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4 juillet 2024

20e siècle, Paris

De février 1934 à juin de cette même année, nous allons suivre Gabriel Funel journaliste à l’Huma ; Ernest Vince à la tête de la raffinerie de la Jamaïque ; Camille employée dans cette même raffinerie et le commissaire Bornec.

J’ai aimé ce commissaire qui cherche à connaître l’identité d’une noyée de la Seine retrouvée en février.J’ai aimé son tic de caresser son alliance quand il réfléchit.

J’ai aimé qu’il donne un prénom de fleur à chaque cadavre de femme inconnu.

J’ai aimé qu’il s’attache à trouver son identité parce que la jeune femme noyée avait les doigts blessés des ouvrières comme ceux de sa propre grand-mère.

L’auteur m’a permis de découvrir le travail des ouvrières (le parton n’emploie que celles qui ne sont pas mariés pour les payer moins cher).

J’ai découvert le lieutenant-colonel Laroque et son organisation les Croix-de-feu limite fascisante.

J’ai été désolée que Camille n’apparaisse que ça et là dans l’intrigue. Mais sans doute son personnage prendra-t-il plus d’ampleur par la suite.

J’ai aimé suivre le journaliste Gabriel qui s’intéresse aux travailleurs-euses et se documente sur leurs conditions de travail.

J’ai bien cru que je lisais du Zola tant les conditions de travail des ouvrières (horaires interminables, pause repas réduite, bas salaire…) sont décrite comme proches de celles du 19e siècle.

L’image que je retiendrai :

Celle du regard d’Ernest Vince sur ses ouvrières qui embauchent chaque matin depuis son bureau en surplomb.

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3 juillet 2024

enquête, Paris

Quel plaisir de retrouver le commandant Chanel pour une nouvelle enquête.
Encore une fois, j'ai aimé me couler dans la prose de l'auteur et j'avais hâte de retrouver les personnages.
Mais j'ai trouvé la valse des personnages un peu factice : certains sont dégommés façon Game of trone et l'on n'a pas le temps de s'attacher à eux.
Et puis le suspect n°1 apparait trop facilement à mon goût.
J'ai toutefois aimé la chef qui arrive et repart tel un ouragan au risque de faire s'écrouler la maison.
Vivement la prochaine enquête de Chanel.

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1 juillet 2024

vie moderne

Nous suivons cette fois Sabrina, AESH dans une école maternelle. J’ai aimé découvrir son quotidien avec les enfants, certains encore en couche pendant la sieste ; découvrir Nestor qui montre le plafond et disparait parfois sans que l’on s’en aperçoive.

Son fils aîné Esteban a été exclu de l’internat pour une semaine et revient donc chez sa mère avec son demi-frère Kylian.

Sabrina prend sous son toit une jeune ukrainienne en mauvaise état rencontré sur le parvis de la gare : Iryna.

Mais deux méchants sont à ses trousses : Alexei le russe et Viktor l’ukrainien, fils d’Olga la tenancière. Heureusement pour Iryna, Alexei est un coeur tendre.

J’ai aimé cet opus qui nous parle des réfugiés ukrainiens à travers la fuite d’Iryna, leur prise en charge par l’Etat français quand ils ne font pas partie de réseaux de trafiquants.

Un roman qui parle également de cette frontière floue entre Russes et Ukrainiens qui se revendiquent d’une nationalité sans être forcément d’accord avec ce qu’il se passe dans leur pays respectif.

Un roman qui parle des petits bourgeois de la Génération Z (comprenez celle qui a voté Eric Zemm… aux présidentielles) et qui veut faire faire le travail sale par des prolétaires (coller des affiches, tracter…). J’ai aimé le bon tour que leur joue les deux fameux prolétaires ouvriers dans ces pages.

Un roman qui nous parle d’une jeune fille en fuite pour échapper à son beau-père concupiscent et dont on ne saura jamais la vraie identité.

Un roman qui nous parle un peu de l’autisme avec Nestor qui fixe le plafond en répétant « pousse ». Nous saurons dans les dernières pages pourquoi.

Un roman sur la vie française en 2022.

L’image que je retiendrai :

Celle des kilomètres parcouru par les deux voitures pour atteindre Nice depuis la Place Carrée : autoroute, routes de campagnes, sandwichs, hôtels…